Fing
21/04/2009

Le nouveau paysage des données à caractère personnel

(…) Nous avons l’habitude d’aborder le lien entre informatique et vie privée sous l’angle de la protection des individus face à des entreprises ou un État avides de données, dans un contexte où les “fichiers” sont des bases de données structurées, issues de formulaires.

Tout cela change profondément.

D’une part, toute information, toute image, toute contribution en ligne, peut acquérir un jour un caractère personnel et circuler, se répliquer au point de devenir difficilement effaçable. D’autre part, les individus se préoccupent au moins autant de s’exposer, de valoriser leur image, d’étendre leur réseau de relations, que de se protéger. Enfin, tant en ce qui concerne les entreprises que l’Etat, les informations personnelles constituent la matière première essentielle d’une “économie de la connaissance” qui s’appuie sur la personnalisation, la réactivité, l’agrégation de services autour de l’individu, la mobilité et la continuité. (…)

> Le groupe “Informatique et libertés 2.0 ?” d’Identités actives a rendu public une première note de travail à commenter et enrichir

27/02/2009

Lift09 : Pourquoi devrions-nous bien accueillir la fin de la vie privée ?

Bill Thompson, célèbre éditorialiste spécialisé dans les technologies à la BBC a voulu faire un open stage provocateur, en montrant qu’on pourrait tirer partie de la fin de la vie privée qu’annoncent les sites sociaux et nos productions massivement numériques.

On partage via le numérique plus d’information que ne pouvait en recueillir un agent de la stasi sur une personne, parce qu’on pense que cela peut nous apporter plus d’avantages que d’inconvénients. Qu’est-ce qu’un être humain dans une ère de post-intimité ?, se demande Bill. “Je dis tout sur moi et ne craint pas que tout le monde y ait accès” Il n’y a qu’un pas avant que demain n’importe qui n’ait accès à nos e-mails, même les agences de l’Etat. Bien sûr, Bill est contre le fait que les agences de l’Etat construisent des bases de données sur les gens, mais le fait que chacun publie lui-même change considérablement la donne.
“Si nous croyons en l’individu, si nous croyons que nous nous définissons essentiellement par les réponses que nous avons de notre environnement et des gens qui nous entourent, alors l’intimité est une illusion qui n’est pas nécessaire”.

Nos sociétés sont fondées sur des croyances a propos de l’intimité, héritées des Lumières, mais qui sont obsolètes. “Il faut repenser ce qu’est un être humain !” Nos vies sont ouvertes et risquent de l’être de plus en plus. “Pouvons-nous dépasser l’idée obsolète que représente la vie privée, la sphère privée ?”

Reste que Bill n’en donne pas les pistes.