Innovons !
On ne présente plus Niklas Zennström, fondateur de Kazaa, Skype et Joost et désormais à la tête Atomico Ventures, une société de capital risque pour aider les entrepreneurs européens.
L’entrepreneuriat aujourd’hui, c’est savoir prendre l’avantage des transformations technologiques. Les entrepreneurs pertubateurs ont aussi besoin de croire en eux. Etre ce type d’entrepreneur, ce n’est pas un job, c’est un mode de vie qui demande d’y être à plein temps. Il était facile, il y a 10 de commencer à créer des ruptures, alors que le marché était bas : cela permettait de construire des choses nouvelles. Kazaa comme bien d’autres grandes innovations de l’internet de ces dix dernières années, reposait sur la puissance du partage (comme Flickr, Youtube).
En évoquant ses succès et ses échecs, Niklas Zennström rappelle que les entrepreneurs sont là pour être créatifs, pour créer des sociétés. Pour lui, le fait d’être en Europe a été un avantage, car il a du tout de suite imaginer comment conquérir le plus large marché possible. Il n’y a pas besoin d’être dans la Silicon Valley pour réussir, même si, reconnait-il, il est difficile de trouver des financements solides en Europe. Force est de reconnaître que le capital risque reste mieux organisé aux Etats-Unis.
Avantage à être en Europe car audience rapidement internationale. Mais difficile de trouver des financements solides en Europe : le capital risque est mieux organisé aux USA. Il n’y a pas besoin d’être dan sla Silicon Valley pour réussir, leplus important c’est d’atteindre rapidement une audience internationale pour réussir. L’avantage est de devoir construire un plus large marché, dès le départ.
Pour autant, il ne faut pas oublier “qu’il faut avoir un objectif social avant d’avoir un objectif financier”.
Depuis qu’il a vu Une vérité qui dérange et rencontré Al Gore, il a été convaincu qu’il fallait faire quelque chose pour la planète. D’où son investissement désormais à soutenir l’entrepreneuriat vert et social. Reste que les entrepreneurs doivent aussi aider les politiciens à prendre de bonnes décisions en matière énergétique, “Mère nature ne sera pas là pour négocier à Copenhague”. C’est son objectif désormais avec Atomico.
“Think, Create, Learn and if you fall….Do it aigain”
Pour remporter le défi écologique qui s’annonce, il faut innover. C’est que vient expliquer Eben Bayer d’Ecovative, qui a remporté l’année dernière le Green Challenge de Picnic, doté de 500 000 euros (les finalistes de l’année dernière que nous avions évoqué en ces pages).
L’occasion de jeter un oeil sur les finalistes de cette année comme Sanne Castro de Sigmas Energy a développé un système permettant de transformer le fumier, l’urine et les déchets de cuisine en biogaz pour alimenter les poêles et les lampes des maisons rurales des pays en développement. Le sous-produit généré peut-être utilisé comme engrais et ne cause pas de déforestation. SimGas permettra le développement de son produit en utilisant le microcrédit.
Robin Chase, la fondatrice de ZipCar et http://www.goloco.org Goloco est venue présenter Open Road, un prolongement des innovations qu’elle a introduit consistant en une plateforme permettant de mieux partager nos véhicules et les voyages qu’ils nous permettent de réaliser.
Michael Mathres a présenté Mootral, un additif pour l’alimentation du bétail qui réduit la production de méthane des vaches. Quand on sait que les bonvins produisent plus d’émissions de carbone que les transports, on devine l’importance de cet additif, qui n’a pas de conséquence sur la viande ou le lait.
Robert Matthams a présenté Shiply une plateforme qui permet de mettre en contact les transporteurs et des particuliers pour utiliser l’espace inutilisé des camions.
H Van Raemdonck a présenté Ephicas Sidewing, une jupe aérodynamique pour les camions qui diminue la résistance au vent et réduit la consommation de carburant.
Dean Gregory est venu présenter Power Collective Limited une turbine éolienne capable d’accumuler de l’énergie même dans des conditions de vent faible et qui est conçue pour s’intégrer au logement urbain ou des zones écologiquement ou paysagèrement sensibles. Et c’est lui qui a remporté le Green Challenge. Shiply.com et Ephicas Sidewing ont eu des accessit et ont également reçu 100 000 euros chacun.
Lift09 : Appliquer le processus créatif à n'importe quel problème
Le designer Fabio Sergio de Frog Design présente le projet Masiluleke, un projet projet lancé en Afrique du Sud pour combattre le Sida. L’Afrique du Sud a plus de gens infectés par le Sida que n’importe quel pays du monde. 40 % de la population est infecté (4 millions de personnes. Mais seulement 2 % bénéficient d’un traitement et 40 % de ceux qui en bénéficient l’abandonnent en cours. Fabio Sergio explique comment des équipes de concepteurs ont travaillé pour développer un système adapté pour sensibiliser la population Sud africaine à ce fléau. La solution a été d’utiliser bien sûr le téléphone mobile et de permettre aux gens d’envoyer des SMS et d’en recevoir pour être mieux informé sur la maladie. Le programme a reçu 50 millions de messages en octobre 2008, les appels au numéro d’information sur le Sida ont augmenté de 300 %. L’équipe a développé des messages adaptés aux langages locaux selon le lieu d’où appelle les gens. L’équipe travaille désormais à fournir un kit de test moins cher, que les gens puissent utiliser depuis chez eux afin de n’avoir pas à passer par un hôpital et à pouvoir leur assurer une certaine intimité. Le packaging du test a été conçu pour ne pas paraître trop médical.
Mais ne devions-nous pas plutôt parler du futur ?, s’interrompt Fabio Sergio. Le design peut avoir un autre rôle que de rendre les choses jolies, que de cacher les mécaniques internes des produits. Le design imagine le futur, créé du désir, des espoirs… Mais trop souvent pour décrire un monde qui n’existe pas ou imaginer un monde parfait. Or la réalité est bien moins belle, comme le montrent nos déchets qui s’accumulent tout autour de nous. Et de faire référence à Massive Change, le livre de Bruce Mau, qui n’est pas un livre sur le monde de la conception, mais sur la conception du monde. Le design ne va peut-être pas concevoir le monde, mais il peut contribuer à le changer. Le processus du design (immersion, synthèse, conception, prototypage, itération…) peut s’appliquer à d’autres choses que des objets. Le design peut faire évoluer la façon dont on interragit avec le monde. La forme suit l’émotion, la forme suit le sens et résonne avec le système de valeur des gens.
Le design est centré sur les gens, mais les gens ne sont pas seulement des utilisateurs ou des consommateurs. Il faut réfléchir à l’impact de ce que nous concevons et comment cet impact peut-être atteint par la conception elle-même. La technologie est un matériel pour jouer avec. Le design ne doit pas seulement donner des visions de l’avenir, mais construire le futur dans lequel nous voulons vivre, en ayant conscience de celui-ci.
Le designer James Auger du collectif Auger-Loizeau et du département de Design Interactions du Royal College of Art de Londres, tient le même discours. Le rôle du design n’est pas que de rendre les choses jolies pour faire de l’argent. Il a un rôle critique (Design Critic), comme l’a montré leur célébre projet de dent connectée. Dans ce projet qui n’était qu’un prototype pour critiquer notre fascination technologique, Auger et Loizeau avait lancé en 2001 l’image d’un implant audio que l’on pourrait implanter dans une dent afin de franchir l’étape ultime de la téléphonie, en intégrant nos communications dans notre corps. La dent téléphone a été choisie comme la meilleure invention de l’année par le Time magazine en 2002, alors qu’elle n’était pas un projet commercial, mais un prototype pour faire réfléchir les gens aux limites de nos technologies. Comme le disait Stark en lançant son célèbre presse-citron, les objets servent à lancer des conversations.
James Auger travaille actuellement à un projet fascinant qui lui aussi interroge notre rapport à la technologie. S’inspirant des robots autonomes énergétiquement (comme celui du Bristol Robotics Lab) capables de se nourrir de matières organiques pour générer leur propre électricité et fonctionner, James Auger et Alex Zivanovic ont imaginé des Robots domestiques carnivores. Aujourd’hui, nous vivons avec des animaux domestiques (qui étaient il y a longtemps des animaux sauvages) : pourrait-on imaginer des robots domestiques carnivores qui se nourrissent de matières organiques comme nos propres animaux domestiques ? Et de nous montrer les nombreux projets que les designers ont imaginé : un robot qui utilise un papier tue-mouche pour attraper son énergie, qui les récupère et les avale pour s’alimenter. Une lampe qui attire les insectes pour qu’ils fournissent l’électricité nécessaire à son allumage. Autre projet tout aussi délirant, celui d’un robot qui utilise les arraignées de nos maisons pour qu’elles construisent leurs toile à sa surface afin de récupérer les insectes que l’arraignée attrape dans sa toile. Bien sûr, il y a aussi une lampe à UV, comme on en trouve dans certains restaurant, qui récupère les cadavres des mouches. Autre exemple encore, cette table de salon qui utilise les miettes qu’on y laisse comme piège à souris pour les attirer et les dévorer… Quelles biomasses existent dans nos foyers que nous pourrions récupérer ?
Derrière la question volontairement provocante, il y a bien sûr, comme toujours avec les artistes du département de Design d’Interaction du Royal College of Art, une réflexion passionnante sur notre rapport à la technologie.
La Designer Anab Jain de Nokia Design, a exposé quelques-uns de ses projets qui visent également à nous apprendre à jouer du futur. Notamment un projet de recherche (Little Brinkland) sur le futur du travail, qui consistait à imaginer de nouvelles formes d’interaction dans un monde du travail nomade et mobile, où l’on sera de plus en plus appelé à travailler depuis chez soi. Et d’imaginer ainsi, par exemple, rendre nos animaux domestiques utiles pour travail, comme le montre l’exemple de Luka, la chienne connectée. On peut ainsi imaginer conserver nos données sur les puces qui identifient les chiens ou faire que ceux-ci soient des noeuds de réseaux pour nous permettre de nous connecter. Nous n’en sommes pas si loin, comme le montre le projet (réel lui) SnifTag, un site social pour les animaux domestiques et leurs propriétaires, afin de faciliter les rencontres entre personnes ou la reproduction des animaux.
Un autre projet baptisé Objects incognito(qu’il nous faudra explorer plus avant, tant il semble riche), conçu avec Alex Taylor, s’intéresse à notre rapport aux objets. Comme Auger, Anab Jain a imaginé des objets énergétiquement autonomes : une lampe en sucre qui aliment en électricité une vraie lampe. Une radio vivante, que l’on nourrit chaque jour de nos déchets organiques pour qu’elle produise l’électricité nécessaire à son fonctionnement.
Bien évidemement, voir ces objets vivre, mourrir, manger, fait réagir les gens. On ne désire pas nécessairement de tels objets (d’autant qu’ils produisent aussi des déchets organiques dont il faut se débarrasser), mais ils nous posent des questions directes sur comment nous évacuons une part humaine (et écologique) de la technologie.
Lift09 : Anne Galloway, la ville du futur pensée comme un cadeau (empoisonné) ?
Ann Galloway est une sociologue et anthropologue qui s’intéresse aux relations entre les pratiques matérielles, spatiales et culturelles, pour explorer de manière critique le design et la technoscience.
Nos attentes, espoirs, espérances guident dans une large mesure nos activités ; ils attirent un intérêt et des investissements ; ils mobilisent des ressources, tissent des partenariats, déclenchent des programmes de recherche ; ils définissent des rôles et des devoirs ; ils organisent des projets cheminements professionnels… Donc nos attentes vis-à-vis du futur définissent nos actions immédiates - mais comment ?
S’agissant de la ville du futur, de quoi parle-t-on ? De villes hybrides, temps réel, sensibles, lecture-écriture, mobiles, adaptatives… etc. Tous ces mots expriment des attentes, des angles de vue, des choix de ce à quoi on va ou ne va pas s’intéresser. Avec, entre autres, le risque assez fort d’ignorer ceux qui vivront dans ces villes. Ou plutôt, de leur offrir ces villes, avec les meilleures intentions du monde, mais sans trop vouloir savoir s’ils en veulent…
Ann Galloway propose alors de partir du point de vue suivant : “et si l’on imaginait la ville du futur comme un cadeau que l’on voudrait faire aux gens ?” - mais en pensant de manière complète à ce qu’implique le fait de penser, d’offrir, de recevoir un cadeau.
L’idée de “cadeau” est puissante, elle exprime non pas seulement un amour, mais aussi un lien. Mais, c’est aussi une tension, car il doit être reçu. Quelle est la relation entre le donneur et le bénéficiaire du cadeau ? Ont-ils relation préalable ? Amicale, professionnelle, institutionnelle ? On attend des cadeaux différents de personnes différentes : il peut y avoir des cadeaux totalement inadéquats. Comment peut-on imaginer la réception du cadeau ? Comment sait-on si le cadeau a été apprécié ou non, ce que le bénéficiaire en fait ? Que fait-on si on sait que le cadeau n’a pas été apprécié ? S’il a été apprécié mais utilisé d’une manière que celui qui l’a offert considère tout à fait inappropriée ?
Retour à la ville : qu’entraînerait le fait de savoir ce que signifie d’offrir une nouvelle ville à un habitant donné ? De considérer que ce cadeau est un processus d’échange ?
Nous avons ces villes qui peuvent produire toutes ces masses d’information, dont on peut faire des choses magnifiques - comme ce qu’ont montré Carlo Ratti et Dan Hill. Mais… et après ? Que peut-on en faire ?
Anne Galloway propose à titre d’exemple les projets qui visent à permettre aux citoyens de participer plus activement à la vie de leur ville. Les technologies de capture d’informations permettent aux citoyens de cartographier leur environnement. On supose que les citoyens vont utiliser ces données pour agir sur le plan politique.
Cela paraît à l’évidence positif. Mais il y a beaucoup d’hypothèses derrière de tels projets.
Première hypothèse : celle que les gens veulent participer à la collecte de données. Ce n’est absolument pas le cas de tout le monde.
Seconde hypothèse : les gens sauront lire ces données. Or ceux qui veulent, ou veulent bien, participer à la collecte, peuvent ne pas avoir la moindre idée sur ce qu’ils pourraient en faire, ou ne savent pas comment utiliser les informations. Ils n’ont pas nécessairement la capacité de produire du sens à partir de ces données.
Ces deux hypothèses réduisent nettement le public concerné. L’effet peut être très positif, mais si l’on accepte qu’il ne concerne que des micro-communautés, que des communautés actives. On ne résout pas globalement les problèmes urbains de cette manière ; mais en fait, il n’y a plus de manière de les résoudre globalement.
Le cadeau peut aussi avoir des conséquences négatives, à côté des positives. D’une part, quand la citoyenneté active requiert l’accès aux technologies, ceux qui n’y ont pas accès deviennent de fait des non-citoyens.
D’autre part, quand les données scientifiques sont les informations les plus appropriées qu’un citoyen puisse collecter, l’action politique repose sur la conformité aux structures existantes de connaissance et de pouvoir. Les capteurs capturent des données définies à l’avance, considérées comme appropriées par ceux qui savent, qui ont conçu, produit, choisi les capteurs. Il y a aussi l’hypothèse sous-jacente, selon laquelle les mesures objectives comptent plus que la subjectivité. Ce n’est pas une mauvaise hypothèse : mais c’est un choix.
Extrait de la conclusion d’un article sur le même thème, “L’émergence du citoyen-capteur” : “Je crois qu’il faut encourager les chercheurs, les artistes et les citoyens à expérimenter de nouvelles manières d’utiliser les technologies mobiles, et d’explorer de nouvelles formes d’action politique. Le besoin urgent d’un militantisme environnementaliste lié à l’impact du réchauffement climatique ouvre en lui-même un espace productif à de telles interventions critiques. Mais je crois également que nous devons en même temps analyser les limites et les biais de ces actions. Je crois en effet que nous ne pourrons produire des transformations profondes et durables qu’en dépassant - ou en contournant - ces limitations.”
La construction d’une ville nouvelle doit donc être un échange entre deux questions : quelle ville voulons-nous offrir ? quelle ville espérons-nous recevoir ?
Lift09 : Quel est le rôle du design dans le développement durable ?
Le futur du développement durable est maintenant entre les mains des entrepreneurs créatifs. Des entrepreneurs qui portent des idées révolutionnaires et les appuient sur un modèle d’affaires.
Le premier exemple - pas forcément convaincant - d’un tel entrepreneur est Nicolas Negroponte avec son projet OLPC - un ordinateur peu coûteux, entièrement recyclable, sans parties mouvantes, qui consomme très, très peu d’énergie.
D’autres projets exemplaires :
Qurrent : une entreprise focalisée sur la production et la gestion décentralisée de l’énergie
Happy Shrimp Farm : la seule ferme de crevettes tropicales en Europe, située à proximité d’une centrale électrique dont elle utilise l’eau chaude.
Hybrid Tuk Tuk (hybridtuktuk.com), un projet d’Enviu, l’entreprise d’Oriol : le projet est de transformer un million de triporteurs de transport en Asie pour en faire des véhicules hybrides. Cela peut réduire la pollution des villes asiatiques ainsi que les frais d’achat d’énergie des conducteurs. La démarche consiste à organiser un concours entre 17 équipes universitaires dans le monde.
Le projet le plus connu d’Enviu est le Sustainable Dance Club, qui est désormais devenu une entreprise séparée : un projet qui vise à enrichir l’expérience d’une boîte de nuit tout en produisant de l’énergie à partir des mouvements des danceurs, utilisée pour alimenter la musique et l’éclairage. Le premier a ouvert à Rotterdam en septembre 2008, le second va ouvrir à Prague.
Nous avons longtemps pensé que le développement durable était une question de technologie. Nous avons pensé que les grandes entreprises seraient la solution - et elles font beaucoup, mais coincées dans leurs modèles existants. Nous avons pensé qu’il fallait “éduquer” les consommateurs, et que ces consommateurs étaient rationnels - qu’il suffirait de les informer pour qu’ils changent leur comportement. Or cela ne marche pas, comme le montre par exemple l’échec commercial des ampoules à basse consommation électrique, explique Oriol Pascual de l’Enviu Innovation Lab à Rotterdam.
L’avenir du développement durable nous appartient. Il est dans les mains de chacun et notamment des entrepreneurs qui ont des solutions innovantes. Mais le défi est d’impliquer les gens. Qui sont ces entrepreneurs innovants dans le monde du développement durable : Nicholas Negroponte, avec son OLPC, a mis au point un ordinateur peu coûteux, recyclable, économe en énergie et capable - peut-être ? - de bouleverser le marché de l’ordinateur éducatif à un niveau mondial. Qurrent, une entreprise focalisée sur la production et la gestion décentralisée de l’énergie. Happy Shrimp Farm est la seule ferme tropicale en Europe qui utilise l’eau chaude d’une centrale électrique pour chauffer des bassins de crevettes qu’elle commercialise.
TukTuk Hybride, un projet d’Enviu, l’entreprise d’Oriol : le projet est de transformer un million de triporteurs de transport en Asie pour en faire des véhicules hybrides. Cela peut réduire la pollution des villes asiatiques ainsi que les frais d’achat de carburant des conducteurs. La démarche consiste à organiser un concours entre 17 équipes universitaires dans le monde pour monter le projet.
Le projet le plus connu d’Enviu est le Sustainable Dance Club, qui est désormais devenu une entreprise séparée : un projet qui vise à enrichir l’expérience d’une boîte de nuit tout en produisant de l’énergie à partir des mouvements des danseurs sur la piste de danse, utilisée pour alimenter la musique et l’éclairage (vidéo). Le premier a ouvert à Rotterdam en septembre 2008, le second va ouvrir à Prague.
Vu à ICT08 : DustBot, les robots nettoyeurs sont dans les rues
Demain les robots nettoieront-ils nos rues comme ils nettoient déjà nos appartements ? Ramasseront-ils nos poubelles ?
Possible si l’on en croit les promoteurs du projet européen DustBot. Dustbot est un programme qui a consisté à développer, tester et démontrer la faisabilité de robots pour le nettoyage urbain. Basé sur un réseau de robot autonomes et capables de coopérer entre eux ainsi que sur une structure d’intelligence ambiante installée dans la rue, comportant capteurs et caméras, le projet a mis au point deux robots capables de réaliser le nettoyage d’une rue. Le robot DustClean est un robot de nettoyage équipé de brosses et de jets d’eau, capable de nettoyer la rue en y circulant. Le robot DustCart quant à lui est un robot poubelle capable de collecter et transporter les ordures à la demande. Il se déplace à la demande pour que vous puissiez y déposer vos ordures, possède une interface tactile pour que les citoyens précisent le type d’ordures qu’ils souhaitent y déposer (DustCart fait du tri sélectif). Les citoyens peuvent même se servir du robot comme une borne d’information sur la ville.
Est-ce que le côté ludique des robots aidera les gens à avoir un comportement plus responsable vis à vis des déchets qu’ils dispersent sur la voie publique ? Réponse lors des essais grandeur nature qui seront réalisés en 2009 dans plusieurs villes européennes, comme l’explique cette présentation (.pdf).







