Ceci n’est pas une ville. Argleton, indiquée sur googlemaps comme une bourgade au sud d’Ormshrik en Angleterre (non loin de Liverpool) n’est qu’en réalité un simple bout de champ. Léger Ester elgg, erreur grossière, trap street ou tentative de détournement du réel ? Grâce à Google, Argleton la fausse a désormais tout une hyper-économie virtuelle et une hyper-existence baudrillardienne qui lui est propre.
Source : Mike Nolan puis Telegraph.co.uk
Visualiser les musiques
Document très riche de Paul Lamere qui explore les différents potentiels, algorithmes et techniques qui permettent de cartographier, visualiser des données extraites de catalogues musicaux (online).
Site de référence : http://visualizingmusic.com
Projet de cartographie augmentée (de vidéos en temps réel) ”Augmenting Aerial Earth Maps with Dynamic Information” du Georgia Institute of Technology.
L’Internet Mapping Project lancé par Kevin Kelly propose aux internautes de dessiner l’internet tel qu’ils le voient en y représentant leurs maisons.
La proposition dessinée par KK est l’une des plus intéressantes car elle sépare des univers distincts : on y voit la forêt jungle du P2P, les cavernes de Usenet, le cratère du web 3.0, le web séparé des blogs par la montagne YouTube - c’est-à-dire la vidéo comme une autre expérience du web - l’univers des blogs auquel on accède via Google et l’horizon promis par Google Books…
Vous pouvez y participer également.
Via Kevin Kelly
Alexandre Nepveu, forum Chronos : La carte. Des territoires et des quotidiens à inventer.
Focus sur la cartographie au sein d’Orange. Le discours est ancien autour des LBS. Il date de la bulle, pourtant il ne s’est rien passé. Ca arrive aujourd’hui.
Deux types de services chez Orange :
- service classique sur le web pour avoir son itinéraire, service décliné sur les mobiles.
- Service de système de guidage.
Quels types de services ?
Il faut que l’information soit pertinente, il faut que le service soit pertinent.
Nouvelles formes d’information trafic. Orange fait du RealtimeRome ! Cette information va venir directement de l’usage des téléphones. Aujourd’hui l’information vient des boucles de comptage, des cameras etc. Par exemple on a tant de personnes qui se déplacent à telle vitesse, qui passent entre telles et telles cellules, on va avoir de l’information traffic. On pourra avoir de l’information traffic partout en France ce qui n’existe pas aujourd’hui. L’idée est de donner du temps réel au client.
Ce n’est pas Orange qui développe et traite les données issues des téléphones de ses clients. Orange passe par des spécialistes de l’information traffic.
Une question reste en suspend quels business models?
Fabien Girardin au forum Chronos : La carte. Des territoires et des quotidiens à inventer.

Les nouveaux acteurs urbains : intégration des technologies dans la ville. Qu’est ce que ça change pour nous ?
Caméra, appareil numérique, capteur, etc. Ces nouveaux “objets” créent des logs et des traces. Ces données révèlent des choses. Exemple, étude sur les photos publiées par les “gens” à Florence sur un site web2.0 flickr. Que peut-on voir ? Carte de présence des touristes. Ces données horodatées permettent de voir les déplacements dans la ville. Même chose pour Barcelone. La présence des touristes.
Egalement présentées par Fabien, les données des téléphones mobiles durant l’expérimentation de Realtime Rome. Où se trouve la foule pendant le concert de Madona ? La carte est explicite…
Qu’est ce que l’on peut analyser ? Comment peut-on construire des indicateurs?
“Urbanisme basé sur des évidences”. Analyse des photos sur les berges de l’Hudson river à New York. Ces indicateurs permettent de confirmer des investissements financiers touristiques.

Reprendre ces données et voir comment elles fonctionnent. Par exemple le Vélib à Barcelone, c’est une évaluation post occupation.
Néanmoins, ces expérimentations posent des questions de vie privée.
Un débat est en place, jusqu’à quel point peut-on utiliser ces données, jusqu’à quel point ces données agrégées peuvent nous indiquer des “choses” sur nos pratiques individuelles ?
Boucle d’auto-régulation. On donne une partie de notre vie privée mais pour recevoir quelque chose en retour, c’est l’exemple des cartes de fidélité.
Est-ce qu’en intégrant ce genre de système on résout des problèmes ?
Aujourd’hui nous sommes dans une approche techno-utilitariste. Cette approche fait fi du chaos des villes. On le voit avec les villes de Corée, “sans aspéritées”…
Etude sur les chauffeurs de taxis. Une communauté de gens qui s’est appropriée une technologie (système de navigation). Ces systèmes s’intégrent dans une constellation d’objets (journaux, notes, radio, guide, etc.)
Ces technologies ne remplacent pas les anciennes, il y a une co-évolution de nos pratiques. Elles ne replacent pas les connaissances ni l’expérience de la ville. Il y a un effet d’apprentissage de la ville à travers les clients. Au bout d’un moment il n’utilise peu ou plus le satnav. Ces technos ne sont pas toujours au point, les taxis experts savent s’en servir et connaissent déjà la ville. Elles ont un impact sur l’apprentissage de la ville, les taxis apprennent avec les clients. Avec le satnav il y a une perte de cette connaissance et de cette interaction.
Maps for dummies
Loic Hay de l’Artesi, est venu nous rendre compte de sa veille sur les outils 2.0, en particulier sur ce que l’on appelle la cartographie 2.0.
Aujourd’hui trois modèles de cartes numériques coexistent :
- Les cartes numériques publiées et utilisées par des experts dans le cadre de Système d’Information Géographique (SIG) ne sont pas nouvelles en soi. Utilisées par les collectivités territoriales, les services de la sécurité civile, les architectes, urbanistes et planificateurs de l’espace, elles sont un outil de planification et d’aide à la décision.
- Plus récemment, ce que l’on pourrait appeler la « cartographie web 1.0 » s’est ouverte au public. L’information géographique constituant ces cartes est toujours produite par des experts mais est consultable par tous. Dans ce cas, la carte est un outil d’information et de communication.
- Enfin, depuis l’entrée des grands acteurs du web (Google, Microsoft et Yahoo !) et quelques startups spécialistes de la cartographie numérique dans la création et la publication de carte numérique, on parle de « cartographie web 2.0 ». L’information géographique est produite et consultable par tous. La carte devient un outil d’interaction et de participation. Même si cette troisième catégorie de carte numérique prend de plus en plus d’importance dans l’univers de la cartographie, ces trois modèles cohabitent.
Il commence à émerger ce que l’on appelle le géoweb. Un web chargé de contenus référencés. Google après avoir organisé l’information, veut organiser la “géo-information”. Ce géoweb fait apparaitre de nouveaux territoires, des territoires hybrides.
Quelles sont les conditions d’émergence du géoweb ?
- Ouverture des API cartographiques
- Multiplication des services composites (mashups)
- Standardisation des formats d’échange (KML, GeoRSS, GPX)
Cette cartographie, produite et consultable par tous, devient un outil d’interaction et de participation. Les cartes deviennent collaboratives et se partagent avec d’autres. Maps for dummies, construire des cartes numériques, de la collecte à la visualisation Loic Hay nous propose de parcourir quelques outils afin de réaliser une carte numérique participative ou pas.
1) La collecte des données
Collecter des données cartographique avec les formulaires intégrés à Google Document. Google document est capable de géocoder ces données grâce aux “gadgets” (des sortes de widgets) [insertion -> gadget]. Il suffit de rentrer une adresse et un nom de ville. Ces gadgets permettent d’exporter les données sous de nombreuses formes de visualisations différentes : graphiques, cartes, cartes chaudes, etc..
Listphile. Pour collecter des données et créer des cartes. Ce service propose une chaine entière de création de cartes. De la collection des données sur la base de formulaire simple, vers une visualisation des données sur un fond cartographique. Une fois inscrit, l’utilisateur peut créer son propre formulaire. Si l’on ne peut pas exporter les données cartographiées, on peut tout de même satelliser ses cartes via des widgets. Problème de ces deux services, le géocodage n’est pas exportable.
2) Géocoder les données.
Batchgeocode est un géocodeur gratuit basé sur l’api Yahoo. Très simplement on peut insérer des fichiers issus de tableur avec une adresse postale et le système est capable d’exporter au format html et kml ce qui est intéressant car on retrouve les coordonnées géographiques. Petite astuce pour réutiliser ce fichier KML qui est assez mal formaté. L’ouvrir dans googleearth et le réexporter. Le code du fichier est nettoyé.
3) Visualiser les données
Ces données peuvent être importées dans le service Takeitwithme qui est lui capable de produire une sortie GoogleEarth en ligne. Ce système permet le clustering de marqueur pour éviter leur chevauchement.
Ce fichier KML peut être également intégré dans Mapchannels afin de créer d’autres formes de visualisations avec d’autres API telle celle de Microsoft qui donne une visualisation 3D de certaines des villes.
Un autre service : Umapper repose sur l’API flash de google maps ce qui est intéressant car on dispose de plus de possibilité, de marqueurs, axes, zones, cercles, etc. Les cartes disposent de système de collaboration. et de choix de fonds de carte.
Enfin le service Geocommons. Plus puissant, mais peut-être un peu plus difficile d’accès, il hybride les SIG et la cartographie 2.0.







