Fing
17/08/2010

#fab6 : Journée 2 : Atelier modèles économiques

Comment devenir pérenne ?

D’après l’animateur, aucun des labs n’atteint aujourd’hui l’équilibre financier.

Afin d’introduire l’atelier, l’animateur propose de discuter sur les premières pistes de propositions d’un groupe de travail qui a planché sur les modèles économiques possibles elles se trouvent sur le wiki du  fablab.is http://www.fablab.is/w/index.php/Proposal#Overall_Goals_within_the_Fab_ecosystem

Toujours Haakon qui répond… (Il est un des membres de la Fab Fondation) et son intervention est particulièrement cinglante… Pour lui, on recherche des solutions de business toujours top down alors que l’on est pas dans ce modèle dans les Fab Labs.
Pourtant il y a des exemples grass root. Par exemple la cup que l’on a reçu (Oui ce matin on a eu un espèce de thermos individuel gravé aux couleurs du Fab6). Ils en ont fait un business en Norvège pour des entreprises. Ils les achètent en Chine pour $10 et les vendent $35. Les entreprises les customises et les offrent en goodies.
Les Fab Labs attirent des entrepreneurs, c’est sur ça qu’il faut se baser. Le Fab Lab doit être l’infrastructure de leur business.
Par contre il reste sur cette idée, on prototype dans le FabLab mais si on doit passer à une semi mass production, il faut sortir du FabLab parce que sinon les machines sont occupées à plein temps par un seul utilisateur.

Eddy du FabLab Manchester a un autre exemple http://www.fablab.is/w/images/7/7a/Fab_Lab_Case_Study_Its_Unique.pdf

Pour résumer, des personnes sont venus avec un projet de carte postale “augmentée”. Leur design n’était pas au point ni les matériaux à utiliser. Les animateurs du Fab Lab Manchester ont passé une journée avec eux pour les aider et les conseiller dans leur projet. A la fin de la journée le projet était ok. Ils n’ont pas fait payer pour ça, mais maintenant c’est un service qu’ils offrent, aider dans le design, dans le projet, dans le choix des matériaux, et ils le facturent.
 
Pour avoir des Fab Labs pérennes il faudrait pouvoir prouver que les fab labs soient un vrai service public comme les bibliothèques municipales par exemple.

Ca part un peu en débat de super pro des Fab Labs voire questions existentielles et philosophiques. Certains proposent de scinder l’atelier en deux, les experts et les niewbies.

On part en petit groupe, je pars avec les newbies des Fab Labs.
Malheureusement il ne reste que peu de temps, on essaye de réfléchir à plusieurs thèmes : Funding, physical space, flow, staffing choice, programming activities, collaboration method, how to get in touch with other Lab.

Question autour du funding ?
Démarrer avec la moitié de ce que propose le MIT.
Demander à Ton qui dispose d’une liste de matériel Européen.

Le reste n’est pas traité ou alors trop Nord-Américain (l’animatrice est du Fab Lab Illinois..) et c’est même parfois un peu trop simple dans ses réponses.

Un petit mot de conclusion, bien qu’ils aient signé la charte du Mit, les Fab Labs sont quand même assez différents et ont une vraie couleur en fonction de leurs  leurs animateurs, leur investisseurs, etc. D’ailleurs il y eu de nombreux accrochages entre les “anciens” je pense à Haakon et les plus jeunes (Fab Lab BCN, ou Manchester). Mais je pense que l’on y reviendra.
Le deuxième point concerne les Fab Labs montés par des universités vs les Labs “privés”. Ils n’ont pas grand chose à voir… Ceux dans les universités bénéficient de l’infrastructure (locaux, logistique, etc.), ils ne cherchent du budget en gros que pour les machines. La majorité des animateurs sont des bénévoles. Du coté US d’ailleurs c’est assez étonnant ce sont souvent des retraités (du moins ce qui sont présents à la Fab6), anciens profs, community worker, etc. Ensuite ils ont des profs qui viennent durant leur temps libre s’occuper des machines de la formation, etc. Ca semble beaucoup plus simple.