#Lift10 : FabLab, une arène créative pour défier l’impossible
Haakon Karlsen Jr, est le créateur de la FabFoundation et du FabLab Norvégien installé au-dessus du cercle Artique.
Haakon avait des troupeaux de moutons et il voulait pouvoir suivre leurs déplacement dans la montagne. Tout à commencé par l’installation d’antennes et de capteurs sur des moutons pour repérer leurs déplacements. C’est pour trouver une solution technique à son besoin qu’il a développé le premier FabLab norvégien.
Le FabLab a été monté en octobre 2002 et a ouvert en juin 2003. Au début, il ne consistait qu’en une fraiseuse, une machine à découper et quelques ordinateurs dans une grande de ferme. En 2003, Neal Gersenfield, directeur du Centre Bit et Atomes du MIT et créateur du modèle des FabLab a envoyé une machine à découpe laser du MIT qui est devenu depuis la machine de base du FabLab. Il en a envoyé de nombreuses autres alors que le projet se transformait en un “village de l’invention” en 2005. Le FabLab norvégien, malgré sa situation géographique particulière accompagne quelques 120 projets par an et accueille chaque année quelque 6000 personnes et plus de 5 millions de visites sur son site web.
Le FabLab au début était un endroit de prototypage rapide permettant de reproduire tout et n’importe quoi. Mais désormais, c’est avant tout un réseau de personnes souhaitant coopérer et partager leurs connaissances. Les outils permettent d’atteindre cet objectif, comme le réseau de vidéoconférence qui les relie, explique Haakon Karlsen Jr avant de montrer un reportage de CNN présentant le FabLab du cercle arctique.
Il est devenu difficile de dénombrer le nombre de FabLab qu’il y a dans le monde. Et il a fallu du temps pour la fondation pour qu’elle organise et structure le réseau et les missions, entre les laboratoires (.org), les services commerciaux (.com) et éducatifs (.edu).
Le FabLab est un endroit pour répondre aux besoins des gens quels qu’ils soient explique Haakon Karlsen Jr. en se souvenant d’une femme venue leur commander un moule pour créer des chocolats, puis un autre… puis une boîte pour les emballer. Puis 100. Puis 1000 puis 10 000. Le FabLab a fini par lui en fabriquer 40 000 ! Jusqu’à devenir trop petit pour cela…
De nombreuses petites entreprises se lancent ainsi, petit à petit, en commençant une production unitaire. Le FabLab du Kenya produit des médicaments antipaludéens, et disposent d’une vingtaine d’employés. Nous faisons à la fois de la recheche, de l’éducation et de la commercialisation… Mais c’est là encore une difficulté : on a des problèmes pour aider à la création de commerces et d’entreprises notamment.
Malgré ces succès, il nous reste du chemin à faire pour mieux esquisser le réseau des FabLab, estime celui qui en est le maître d’oeuvre. Et de nous inviter au BootCamp annuel qu’il organise au fin fond de la Norvège, pour partager et échanger techniques, projets mais aussi savoir-faire autour de la gestion et de l’organisation des FabLab. C’est un peu loin, mais le cadre donne envie de s’y rendre…









