Le web social du monde arabe
Le monde arabe également participe au développement du web 2.0, rappelle Donatela Della Rata en ouverture de cette courte session sur le web social dans le monde arabe. Là-bas aussi les jeunes délaissent la télévision pour les médias participatifs et se précipitent sur YouTube, Facebook et Twitter…
Pourtant, pour Moeed Ahmad, responsable d’Al Jazeera Network, le web social a des formes et des couleurs différentes dans le monde arabe (voir sa présentation). Al Jazeera a développé de nombreux modules pour faciliter la reprise et la recombinaison de son information, comme l’entrepôt de contenus en Creative Commons ou Aljazeera Talk… A l’heure du microblogging, l’attention s’est transformée, explique Moeed Ahmad. Les détails, le contexte ne sont plus au coeur de l’information : “si cela ne rentre pas dans les 140 caractères de Twitter, ce n’est pas la peine de le dire”, explique-t-il. D’où le développement du micro reporting, dont les premiers usages se sont développés lors de la guerre de Gaza. Certaines solutions qu’utilise Al Jazeera passent par Ushahidi, une plateforme qui permet d’envoyer et géolocaliser des informations simplement depuis une multitudes d’outils (SMS, mail, téléphone…) qui a permis de dresser une carte très réactive de la guerre de Gaza.
Dans les pays arabe, Twitter est de plus en plus remplacé par WatWet, qui permet de twitter en langue arabe.
Mohamad Najem, cofondateur du Social Media Exchange, a également utilisé les outils d’Ushahidi pour construire Sharek 961, une plateforme d’information sur ce qu’il se passe au Liban ouverte quelques jours avant les dernières élections et utilisant toutes les formes de médias sociaux pour l’alimenter. 35 % de la population du Liban a accès au Net et ce chiffre est en nette croissance parce qu’il n’y a pas de censure gouvernementale de l’internet au Liban.
C’est peut-être d’ailleurs la limite de cette session qui n’est pas arrivé à entrer dans son sujet, pointant sur des cas qui, bien qu’emblématiques, demeurent assez marginaux par rapport à l’Etat du web social dans le monde arabe, en mettant de côté ce qui n’est pas forcément exemplaire.









