Comment s’assurer que le web reste ouvert et génératif ?
En 5 minutes, sur l’OpenStage de Lift, Tristan Nitot président de Mozilla Europe, défendu un web ouvert et génératif, c’est-à-dire source d’innovation individuelle ? Mozilla développe notamment le navigateur Firefox qui est certes un logiciel, mais surtout, Mozilla construit des communautés qui les aident à construire ce logiciel. La prochaine version sera ainsi disponible en 75 langues différentes. Bien sûr, ce serait impossible, si le projet ne consistait pas à donner aux Basques par exemples, des outils pour faire Firefox dans leur langue, si pour eux c’est important et si pour eux ça permet de sauver leur culture.
Nous avons une vision de l’internet qui n’est pas une machine qui nous vend des choses sous cellophane, ni un minitel 2.0, défend Tristan Nitot parlant devant la secrétaire d’Etat à l’économie numérique et à la prospective, mais autre chose, telles que celles exprimées dans le Mozilla Manifesto :
- Internet est une partie intégrante de nos vies et doit rester ouvert et accessible.
- L’internet doit servir l’utilisateur et pas l’asservir.
- L’efficacité d’internet repose sur les standards ouverts, l’innovation et la participation décentralisée. Il faut trouver un équilibre entre les intérêts commerciaux et les intérêts du public.
Et Tristan Nitot d’appeler à une particip-hack-ction… Comment puis-je construire le futur que je veux ? Cela nécessite de choisir le bon navigateur bien sûr, celui qui vous permet de créer votre propre expérience, de bâtir des extensions, de les partager… Mais cela passe aussi par l’utilisation de services en ligne qui exigent les mêmes critères : des services qui permettent de récuper des données, extensibles (c’est-à-dire qu’on peut améliorer), qui respectent les standards du web et que l’on pourra héberger sur ses propres machines. Dans ce sens, on doit aider les gens à construire leurs propres services, comme c’est le cas avec JetPack ou Ubiquity notamment… Le choix du navigateur ou des services que l’on utilise est bien sûr essentiel, rappelle le promotteur de Mozilla, pour que “l’internet de demain doit être celui dans lequel nous serons contents de vivre.









