Fing
23/09/2010

PICNIC 2010 : le futur de la mobilité urbaine

Le discours sur la ville durable oscille entre trois archétypes : l’annonce de la fin du monde, le rêve de solutions techniques miraculeuse, et l’utopie d’une harmonie retrouvée avec la nature. Ancien élève du MIT, où il a travaillé sur le projet Citycar, Mitchell Joachim assume son choix “radical” de la seconde option, le “technofix”.

Avec d’autres, il explore dans le projet Terreform One de telles pistes radicales.

Quelles idées ? Une voiture qu’on pourrait manger ; une voiture qui s’intègre dans les bâtiments et fait partie des pièces plutôt que d’occuper de l’espace de parking ; des voitures molles et légères qui ne peuvent plus écraser personne et qui s’applatissent pour qu’on puisse les empiler les unes sur les autres. Des ballons connectés à des cables aériens servant de bus.

Un autre résultat de Citycar consiste à considérer les automobiles (électriques) comme de grosses piles sur roues, et donc les penser autour de l’énergie ; ou imaginer leur contribution à l’écrémage des pics de consommation électrique.

Mitchell est aussi revenu à un vieux marronier de la SF, le jetpack. L’ascenseur est après tout l’une des inventions qui a le plus transformé les villes. Mais il fallu qu’Otis invente les freins de sécurité pour qu’on l’adopte : d’où un travail sur la sécurité du vol individuel.

Tout cela fait système. ces voitures qui s’empilent (ou s’encastrent, dans le cas de Citycar) se louent plutôt qu’elles ne se possèdent. Elles communiquent avec la route, la ville, la petite fille qui traverse la rue au vert…

Et pourquoi ne pas faire bouger tout un quartier, sur d’énormes roues ou le long d’énormes rails, à petite vitesse, en s’arrêtant de temps en temps, et en suivant les sources d’énergie ?

Ou encore, on pourrait faire pousser des maisons à partir de matériaux naturels, de greffes, de techniques sans doute dérivées des jardins japonais ? Ou encore une maison faite de viande ?

Autre idée : à partir de l’adorable robot Wall-e, imaginer ce que des technologies matures pourraient faire pour réorganiser la gestion des déchets urbains…

… Jusqu’à une ville entièrement restructurée (en hauteur comme en surface) autour de sa production de ressources et de la réutilisation intelligente de ses déchets (Urbaneering Brooklyn 2010).