PICNIC 2010 : Dennis Crowley, l’itinéraire et l’avenir de Foursquare
PICNIC le fondateur de Foursquare, l’application géolocalisée à la mode dont je ne comprends toujours pas l’utilité. D’où intérêt…
Qu’avons-nous appris des usages de Foursquare ? Nous avons commencé, dans la lignée du pionnier Dodgeball, par permettre aux gens de “pointer” dans un lieu donné pour les aider à retrouver leurs amis. Puis la masse des pointages a permis de dégager des tendances, de repérer des lieux à la mode ou bien dans lesquels il se passe quelque chose.
Puis Foursquare a introduit un petit jeu, qui consistait à devenir le “maire” d’un endroit en y pointant plus souvent que les autres. Le succès à été surprenant, tout à fait inattendu. Il a conduit à multiplier les types de “badges”, ces sortes de médailles thématiques décernées à ceux qui font des choses particulières dans des lieux : rencontrer le plus de personnes de l’autre sexe, etc. Quand on crée un nouveau badge, des gens changent leurs habitudes pour l’obtenir !
Le constat est donc que les mécanismes d’un jeu, même tout simple, peut orienter les comportements. Peut-on alors y penser pour susciter des évolutions précises : inviter les gens explorer des endroits de la ville qui ne leur sont pas familiers, par exemple. Le Huffington Post a créé des badges pour inviter les gens à écrire des commentaires ; des marques en proposent aussi, comme Nike qui récompense les coureurs qui complètent un certain circuit. Un jeu fond sur Foursquare, Household Chores, récompense ceux qui accomplissent le plus de tâches ménagères.
Enfin, Foursquare a les caractéristiques d’une communauté de liens faibles. En voyageant en Europe, Crowley a reçu de ses membres des dizaines de conseils qui l’ont conduit à des endroits tout à fait différents des destinations touristiques habituelles.
Autre évolution : on peut désormais “ajouter” à Foursquare des choses que l’on repère en ligne, par exemple pour se faire rappeler de les visiter à l’avenir.
Et maintenant ? L’idée générale est de “rendre les visiteurs plus faciles à utiliser” - ce qui fait penser au titre du livre-attendu-depuis-si-longtemps de notre ami Adam Greenfield, “la ville est là pour que vous vous en serviez”.Par exemple, l’application extérieure Fare/share facilite le partage de taxis.
Foursquare commence aussi à mieux exploiter l’histoire de chaque utilisateur, mais aussi ce que cette histoire a de commun avec celle de ses amis. L’entreprise s’en sert déjà… pour savoir où cela vaut la peine d’aller déjeuner à midi. Mais elle teste aujourd’hui une application de recommandations “intelligente”. Parmi les applications externes à Foursquare, Weeplaces.com, retrace dans le temps l’itinéraire d’un utilisateur dans la ville.
Crowley s’intéresse beaucoup à la sérendipité organisée. Une application externe, Assisted Serendipity, facilite la rencontre entre des utilisateurs qui ne se connaissent pas.
Enfin, l’entreprise cherche à aider ses utilisateurs à tirer profit de leur expertise particulière. Genre, je suis l’expert des sushis… In-dis-pen-sable, on vous dit !









