#Lift14Fr : “Choisir qui on écoute”, installation-performance participative de P. Mairesse

Par aurialiej - 16 octobre 2014

Philippe Mairesse artiste plasticien participera à Lift Experience dans le cadre de Lift with Fing. Il interviendra plus précisément le 22 octobre à 14 h 30 à la Villa Méditerranée. Les places (12) sont très limitées et nécessitent une inscription préalable.

                                      

Il propose un dispositif entre système de communication et installation artistique, basé sur la règle “on choisit qui on écoute, on ne choisit pas à qui on parle”. Conséquence : avec ce dispositif, on sait que ceux à qui on parle ont choisi de nous écouter, au contraire des situations habituelles où soit on nous impose une parole, soit on tente d’imposer la nôtre à des interlocuteurs indifférents…. L’immersion dans ce dispositif entraîne les participants à se mettre à l’écoute de points de vue mineurs ou ignorés.

Le 22 octobre une session-test est organisée de 14h30 à 17h00. Thématique de discussion : le revenu inconditionnel et sa mise en place concrète. “Qui fera les sales boulots si tout le monde est sûr de toucher un revenu de base ?”

Cette session s’inscrit dans un cycle de débats sur le travail. Les précédentes session ont été organisées entre 2008 et 2012, avec pour thématique “Le self-employement”, “Le repos au sein du travail”, “La valeur du travail et sa rémunération”, “Les restructurations et les négociations entre partenaires sociaux”.

Les invités, de bords différents, pourront confronter leurs points de vue dans un esprit ouvert. Seule condition pour participer : être concerné par le sujet, et vouloir avancer de manière constructive. Durée : comptez 2h30 maximum.

 Pour vous inscrire, envoyez un mail à infolift(at)fing.org

Speaker #Lift14Fr : pourquoi venir écouter Aurialie Jublin et Amandine Brugière le 21 oct. à Marseille

Par amandineb - 01 octobre 2014

 

Les réseaux sociaux, c’est aussi le moyen d’une vaste auto-promotion…, donc allons-y ! :)


Au milieu de tous les fabuleux intervenants de Lift with Fing cette année, vous trouverez Aurialie Jublin et moi-même, qui avons conduit, depuis février 2013 les travaux «  Digiwork, repenser la place des individus au travaildans une société numérique », investiguant, tout azimut, ce thème séculaire du travail. 
Qu’est-ce qui se transforme dans les pratiques de travail, sous l’influence - directe ou indirecte - du numérique ? La réponse est à peu près tout ! 
  • La manière dont les individus travaillent : les tâches à accomplir, toujours plus dématérialisées ou interfacées par des écrans, voire tout bonnement remplacées par des robots. 
  • Les rythmes et les espaces de travail : l’unité de temps et de lieu éclate sous la pression du travail mobile, de l’entreprise muti-sites, du brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle. Des individus sur-occupés d’un côté, et d’autres essayant d’additionner des temps partiels. 
  • Les interactions collectives de travail : le mode projet, l’entreprise étendue font vaciller le rapport de subordination, les fonctionnements hiérarchiques, les organigrammes
  • La production de valeur : qui devient presque autant le fait des collaborateurs que des clients/usagers/consommateurs/contributeurs….
  • Les capacités de mesure et d’évaluation du travail qui évoluent avec les nouvelles métrologies (data)
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Managers, RH, préparez-vous aux turbulences, il va vous être demandés d’être particulièrement agiles et innovants ! Le travail vit une métamorphose
Mais qui dit transformations, dit transitions… (douces ou violentes, c’est selon…) :
Peut-être demain devrez-vous adopter un espace Shenghen au sein de l’entreprise étendue pour favoriser la mobilité et la créativité de vos collaborateurs ? Peut-être devrez-vous pencher définitivement du côté de l’entreprise « grande ouverte », “sans portillon”, afin de dynamiser l’innovation ? Peut-être vous faudra-t-il d’abord enrichir la musette numérique du travailleur, afin que celui-ci capitalise au mieux sur ses expériences, ses compétences, ses réseaux, et augmente par là ses capacités d’autonomie et de rebond ? 
Peut-être que l’individualisation des pratiques de travail et l’attente d’une personnalisation des modes de vie vous contraindront à inventer de nouvelles modalités de dialogue social, et de régulation collective ? 
Le reste est à entendre - et débattre - le jour J !
A consulter aussi, sans modération : 
- la synthèse de la veille
- la synthèse bibliographique
- la cartographie des transformations
- les scénarios extrêmes
- les slides de présentation des résultats Digiwork
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Speaker #Lift14Fr : pourquoi venir écouter B. Pereira da Silva @bpereiradasilva le 21 oct. à Marseille

Par aurialiej - 25 septembre 2014

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On l’oublie souvent, mais les actifs et affiliés des professions dites intellectuelles, notamment ceux qui passent leur journée devant un ordinateur, ont aussi un corps. Et même s’il n’est pas vraiment “utilisé” dans le cadre de l’activité professionnelle, il souffre, se retrouve parfois dans de drôle de positions, a besoin de détente ou au contraire d’action !

Benoit Pereira da Silva, développeur indépendant et télétravailleur, l’a bien compris et expérimente depuis plus d’un an deux postes de travail originaux permettant de travailler en marchant ou de marcher en travaillant, au choix ! Certains tournent en rond comme des hamsters, il a décidé d’installer son ordinateur au dessus d’un tapis-roulant (Linus Torvalds, le fondateur du système d’exploitation libre et open-source Linux, en a fait de même), mais aussi de développer une version véritablement nomade de son bureau, grâce à un plateau portatif, qu’il améliore au gré de ses expérimentations.

Cette initiative a déjà beaucoup d’intérêts, mais elle est d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne d’une démarche d’auto-quantification : nombre de kilomètres parcourus bien sûr, mais aussi de kilos perdus, de bogues (car comme l’explique Benoit Pereirapour éviter une trop grande fatigue oculaire liée au mouvements induits par la marche il convient de rester entre 2 et 3Km/h, au delà ça devient vite très difficile de programmer. Il est par contre tout à fait possible de regarder une vidéo à 5 Km/h l’attention visuelle requise étant bien moindre”), rythme cardiaque, … Son billet de blog faisant un bilan de ses 5 premiers mois de marcheur-télé-programmeur est ainsi savoureux pour ceux qui aiment les chiffres.

Vous comprenez maintenant pourquoi nous l’avons invité à participer à la 3e session de la conférence Lift with Fing “Compter, mesurer, valoriser le travail : Taylor 3.0 ?”, dans un angle un peu plus “individu” que “organisation”, bien sûr. Maintenant, vous pouvez chausser vos baskets et/ou vous inscrire à Lift !

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Retour sur l’Infolab à Futur en Seine

Par amandineb - 23 septembre 2014

 

Ce sont plus de 30 initiatives de médiation aux données qui ont été présentées pendant 4 jours dans le cadre de Futur en Seine, au sein d’un Infolab éphémère. 

Au 4e étage de la Gaîté Lyrique, la FING a rassemblé des personnes venues de tous horizons : grandes entreprises, start-ups, secteur public, recherche, journalisme…  pour animer des ateliers, des débats et des démonstrations à base de “données”.

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1. Les données, un sujet « montant » 

Le sujet des données occupe un place de plus en plus importante, à l’instar des 400 m2 dédiés à l’Infolab et aux start-ups “data” pendant ce festival (voir la liste des exposants p.15)
Les données numériques sont désormais partout : générées de manière exponentielle par l’ensemble des devices électroniques, par les réseaux, par les traces d’usages des internautes, elles constituent une nouvelle empreinte ou expression de la réalité. Chaque jour un peu plus, et sans que nous en ayons toujours conscience, les données numériques transforment nos vies, nos projets. Elles sont à la source d’un très grand nombre de services. 
En cela elles représentent aujourd’hui l’une des grandes opportunités professionnelle comme personnelle, économique, scientifique, sociale et citoyenne. Mais trop peu d’acteurs sont capables d’en tirer pleinement partie et les modalités de médiation ou d’accompagnement des individus à l’exploitation des données ne sont pas assez nombreuses. 
Pour répondre à ce manque, lInfolab a été imaginé comme est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration de données. S’adressant à tous les publics, professionnels comme citoyens, l’infolab rassemble des ressources humaines, des savoir-faire utiles pour appréhender les données : compétences, outils, objets connectés, méthodes…
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2. Penser les médiations aux données

Si’ l’on souhaite qu’un plus grand nombre d’acteurs soit en capacité d’exploiter les potentialités des données, alors il faut penser les modalités d’accompagnement à plusieurs niveaux, car : 
> les usages des données peuvent aller du plus simple au plus complexe : Sensibiliser à l’univers des données, s’initier aux données, produire et stocker des données, partager des données, rechercher des données, évaluer des données, transformer des données, croiser des données, visualiser des données, comprendre à l’aide des données, informer à l’aide des données, prévoir et décider à l’aide des données, inventer et réaliser des applications ou des services, mettre en débat avec les données
> les situations d’usages sont innombrables : professionnelles, citoyennes, publiques, privées, associatives, personnelles, concurrentielles, marchandes, non-marchandes, etc., 
> les compétences requises sont nombreuses : information - communication, statistiques, juridiques, mathématiques, design… (voir l’article publié à ce sujet Y a-t-il des compétences Data spécifiques ?).
L’infolab s’est ainsi structuré en 3 pôles : 

- Initiation & Formation : espace de sensibilisation et d’acculturation aux données.

- Incubation de projet : espace de rencontre, de partage des savoirs-faires et de réflexion autour d’un projet.

- Débats et création de connaissance : espace de discussion, de concertation, de réflexion et d’échange.

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3. Un Infolab éphémère pour faire vivre des expériences data de toutes sortes
 
Avec l’Infolab - Futur en Seine, l’idée était donc de proposer un espace dédié aux données par le biais d’un lieu de médiation vivant, complet et accessible par tous, favorisant les rencontres et le partage des savoirs-faire et des projets.
 
L’Infolab éphémère a été l’occasion de proposer une variété d’expériences « datas » à vivre et faire vivre, à des publics en tout genre. Autour des 3 pôles de l’Infolab, 29 partenaires ont proposés des ateliers, des démonstrations, des expositions, aussi bien pour des jeunes publics avec des ateliers animés par les Petits Débrouillards ou We Love The Net, que pour des professionnels avec des débats animés par Data Publica, l’Inria, lANACT, ou des citoyens militants, citoyens avec lOKFN France, AlterCarto, les CRIJ, des focus sur les données personnelles avec la CNIL et le projet FING MesInfos, ou les données publiques avec le CG Gironde, la Région Rhône-Alpes, la Communauté urbaine de Bordeaux…

Retrouvez le programme en ligne ici.

Si certains formats d’animations ont déjà été testés auparavant, la majorité des ateliers et débats organisés pendant l’événement ont été spécialement pensés pour l’occasion.

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Retrouvez toutes les photos de l’événement ici

Les partenaires

Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Snips, Utilisacteur, We Love The Net…

 
Une plateforme de ressources partagées infolabs.io
Dans une logique d’ouverture et de développement des Infolabs, plusieurs partenaires ont fourni une méthodologie et une description détaillées de leurs ateliers, afin qu’elles puissent être reprises, partagées, améliorées librement par d’autres. Ces fiches sont stockées au sein de la plateforme de ressources partagées : infolabs.io.
Cette base référence déjà plus de 200 outils et méthodologies. Elle est celle de la communauté infolab et se veut collaborative. N’hésitez pas à vous en servir, à le compléter, à le commenter, etc. > http://infolabs.io/ressources
 
Enfin, vous pourrez trouver la charte des Infolabs. Elle est le fruit de plusieurs ateliers avec les participants de la communauté infolab. > http://infolabs.io/content/charte-des-infolabs

Pour contribuer à son évolution ou en discuter des éléments, vous pouvez passer sur l’outil de co-rédaction sur lequel est déposée la charte en cliquant sur ce lien.

 
4. La suite de la campagne Infolab
Quand verra-t-on de vrais Infolabs ? En fait il en existe déjà : Médiagraph à Nantes développe tout un pan de services de sensibilisation aux données, le CRIJ Poitou-Charentes se définit comme un « infolab orientation », et bientôt le CRIJ Rhône-Alpes, le Conseil Général de Gironde anime un infolab au sein de la collectivité, l’association lyonnaise Altercarto mène des actions autour du partage de données et de leur mise en débat.
Peut-être verra-t-on un jour naître des Infolabs avec leur 3 pôles, ou peut-être est-ce par briques que les médiations aux données émergeront, chaque structure, chaque organisation pensant ses modalités d’accompagnement spécifiques. 
Des scénarios sont en cours réflexion.
La FING poursuit ses réflexions autour des médiations aux données, par un cahier d’exploration qui consigne l’ensemble des enseignements de la campagne et mène un cycle de formation et d’accompagnement. 
La saison 2 se poursuit… Rejoignez-nous ! 
Lydie Braham-Borie 
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Speaker #Lift14Fr : pourquoi venir écouter Carlos Verkaeren @VerkaerenCarlos le 21 oct. à Marseille

Par aurialiej - 18 septembre 2014

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En économie, l’innovation est l’un des moyens d’acquérir un avantage compétitif sur ces concurrents, en répondant mieux aux besoins du marché ou en en créant de nouveaux. Pour Carlos Verkaeren, président du groupe Poult, 2e fabricant français de biscuits, l’innovation est un important facteur de croissance (comme pour toute entreprise, bien sûr, qui rêve du produit qui deviendra la nouvelle poule aux œufs d’or).  Mais depuis 2006, l’innovation managériale, par la mise en place d’un management participatif, est devenu son “avantage concurrentiel ultime”.

La recette de la réussite du groupe est simple : on part sur une base classique d’holacratie ou de lean management (davantage de responsabilités, d’autonomie et de liberté pour l’ensemble des salariés, moins de niveaux hiérarchiques, de contrôle et de reporting, exit les rémunérations variables et les comités de direction) et on y rajoute les ingrédients permettant une vraie implication des salariés : attribution collaborative des ressources financières, mise en place d’une académie (pour partager et apprendre des techniques), d’une formation (pour aider les salariés à développer de nouveaux business), d’un incubateur interne (pour développer de nouvelles idées), d’un Start-up Programme (pour s’ouvrir à l’extérieur), … il y en a pour tous les goûts !

Pour ceux qui pensent que cela ne peut être transposé dans leur organisation, véritable mille-feuille bureaucratique, Carlos Verkaeren devrait pouvoir vous convaincre du contraire lors de son intervention à Lift with Fing le 21 octobre à Marseille, mais aussi vous donner des biscuits pour les ateliers Questions numériques du lendemain, sur les transitions dans le monde du travail. “Le management par la confiance va-t-il supplanter le rapport de subordination et les formes de contrôle” pourra, en effet, être une des transitions traitées le 22 octobre. L’ensemble du programme est consultable ici.

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